Selon l’OMS, 6% des médicaments vendus dans le monde sont contrefaits et un médicament sur deux vendus par Internet est contrefait, ce fléau concerne aussi bien le produit de marque que le générique et cible tous les médicaments (antibiotiques, antituberculeux, anti-vih, corticoïdes, contraceptifs, produits vétérinaires....), relève-t-on.
La contrefaçon concerne plus les pays très pauvres (manque de structures de contrôle) et paradoxalement les pays très riches (vente par Internet).
Aussi bien dans un cas comme dans l'autre, des campagnes d'informations destinées au grand public sont nécessaires pour épargner aux consommateurs crédules bien des désagréments qui peuvent aboutir au décès.
Certaines tranches d’âge paraissent particulièrement vulnérables à savoir les adolescents et les personnes âgées qui pourraient se voir proposer toutes sortes de produits destinés à la forme, à la beauté, aux problèmes de poids et au bien être.
L’industrie mondiale du médicament devrait prendre ce problème au sérieux car au-delà du danger qui pèse sur les populations et du manque à gagner que représente pour elle ce trafic, le risque est que les canaux mondiaux de la contrefaçon du médicament se développent et finissent par inonder la planète de toutes sortes de produits nuisibles.
Enfin il est permis d’imaginer les proportions prises par la contrefaçon dans d’autres secteurs économiques si elle a pu pénétrer le circuit du médicament pourtant réputé pour sa sensibilité et sa réglementation rigoureuse.
