Après la polémique sur les prix, voilà que les grandes surfaces refont parler d’elles ! Les hyper et supermarchés veulent plus de liberté pour négocier les prix avec leurs fournisseurs. Et ils veulent aussi faire plus de pub à la télé. Plusieurs d’entre eux font pression pour que les règles changent.Il y a eu la déclaration publique du patron de Carrefour, c’était hier. En début de semaine, Michel-Edouard Leclerc, le patron des enseignes du même nom, avait également envoyé une lettre ouverte au gouvernement. Cela commence à faire du bruit, le lobbying est intense. Alors que veulent précisément ces grandes surfaces ? Eh bien elles se plaignent de ne pas pouvoir faire suffisamment de publicité à la télévision... En tout cas pas comme elles voudraient. Concrètement, depuis un peu plus d’un an, les spots télévisés pour les supermarchés sont autorisés sur les grandes chaînes de télé. Mais il y a encore beaucoup de restrictions. Une enseigne de grande distribution a le droit de faire sa réclame en montrant son logo, avec des slogans d’ordre général, du style "Nous ferons tout pour vous satisfaire". En revanche, pas question de parler des promotions : "Le paquet de gateaux X à un euro jusqu’au 15 mars", "La lessive Y à 3 euros 90 jusqu’à samedi"... Ce genre de réclame, assez indigeste, reste pour l’instant interdit à la télévision. Et c’est précisément cette interdiction que Carrefour ou Leclerc voudraient faire lever, en tout cas sur les chaînes privées, puisque la publicité risque d’être supprimée sur les chaînes publiques. Mais il y a débat. Toutes les enseignes ne sont pas d’accord. Ainsi Serge Papin le patron de Système U prend le contrepied. Il estime qu’il serait "idiot" de changer les règles. Il ne veut "pas trop encombrer la télé". De son côté le gouvernement affirme qu’il a pris note de tout cela, il donnera sa réponse très prochainement. Un rappel, les règles concernant la publicité des grandes surfaces ont quand même changé récemment. C’était en janvier 2007. Avant cette date la publicité pour les supermarchés était totalement interdite à la télé, sur les chaînes hertziennes. La France faisait figure d’exception. Une raison à cela : il s’agissait de préserver les ressources publicitaires des radios privées et de la presse écrite. Alors depuis janvier 2007, on le disait, le système a évolué. En tout cas l’arrivée des spots télévisés des grandes surfaces représente un enjeu financier conséquent : 250 millions d’euros de recettes supplémentaires pour les grandes chaînes de télévision. C’est l’estimation qui avait été avancée par le cabinet NPA Conseil. Une chaîne comme TF1 aurait donc tout intérêt à ce que les possibilités de publicité pour les supermarchés soient encore étendues.
L’actualité économique en bref. Air France victime de la concurrence du TGV.
D’ici 8 ans, la compagnie aérienne envisage de supprimer 1000 emplois sur ses lignes intérieures. La SNCF fait donc beaucoup de mal à Air France qui perd des passagers, notamment à cause de la nouvelle ligne du TGV Est Paris-Strasbourg. Et ce n’est pas tout. Air France annonce qu’elle doit fermer ses lignes Orly Avignon, Orly-Rennes, et Orly-Lyon dans son programme d’été 2008. Malgré les 1000 suppressions de postes en perspective, la compagnie aérienne assure qu’il n’y aura pas de licenciements. Il s’agirait de mutations ou de départs à la retraites non remplacés.
L’inquiétude des syndicats de l’usine Renault à Sandouville.
On le sait depuis plusieurs jours, l’activité va ralentir au sein de l’usine normande, en raison des mauvais chiffres de vente de la nouvelle Laguna. Autre sujet d’inquiétude : le nouveau véhicule qui doit remplacer la Renault Espace. Il pourrait être produit ailleurs qu’à Sandouville, selon "La Tribune".
Le pétrole et l’euro encore une fois à la hausse.
On va de record en record. Les cours du pétrole brut ont frôlé la barre des 106 dollars le baril hier soir à New York. Même chose ce matin à Singapour dans les échanges électroniques. L’euro atteint lui aussi des sommets. 1 euro vaut désormais 1 dollar 54.
Le chiffre du jour : 11 milliards d’euros.
C’est le Figaro économie qui a pris sa calculette. 11 milliards, c’est ce qu’a côuté la crise des "subprimes", les fameux crédits américains à risques, aux banques françaises. Le journal a additionné les chiffres publiés par les banques lors de leurs résultats financiers.
