La récente transformation de Last.fm aurait, selon ce dernier, eu des conséquences positives rapides sur les ventes de son partenaire Amazon. Une croissance des ventes de 119 %, que ce soit sur support physique (CD) ou numérique, a ainsi été constatée depuis janvier dernier, date du changement opéré chez Last.fm.
Pour rappel, Last.fm permet, depuis le 23 janvier dernier, d’écouter de la musique à la demande, ce site est en parfaite légalité, des accords ayant été signés avec Universal Music, EMI Music, Sony BMG et Warner Music, ainsi que 150 000 artistes et labels indépendants. Plus de cinq millions de morceaux différents sont ainsi disponibles pour les internautes, tout du moins pour les Étatsuniens, les Anglais et les Allemands.
Selon Last.fm, ses visiteurs achètent bien plus de morceaux et d'albums depuis qu'il est possible d'écouter intégralement le catalogue des majors et des labels indépendants. Une hausse de 66 % a ainsi été calculée suite à l'apparition de ce nouveau service. En somme, ce "business model" serait plus que positif, et limiter l'écoute serait plus improductif qu'autre chose.
« En un peu plus de deux mois, il est apparu évident que les gens achèteront des CD et téléchargeront s'ils obtiennent un accès au type de service que nous offrons. Aucun site ne peut donner gratuitement aux mélomanes une telle quantité de musique. (...) Voilà pourquoi les gens restent collés à Last.fm – les minutes passées sur le site sont en hausse de 118 % mois après mois – et découvrent de nouvelles musiques à écouter et à acheter » résume Martin Stiksel, co-fondateur de Last.fm.
Fondé en 2002 et racheté par CBS pour 280 millions de dollars fin mai 2007, Last.fm est le site musical qui monte depuis quelques années. Reste à espérer que d'autres pays en dehors de l'Allemagne, de l'Angleterre et des États-Unis auront dans les mois à venir accès à tous les services de Last.fm.
