Réunion d'urgence en assemblée plénière, le Conseil supérieur de l'audiovisuel désavoue le BVP et approuve le choix des chaînes TF1 et M6 de diffuser la campagne publicitaire télévisée des magasins E. Leclerc contre le monopole des pharmaciens (voir l'article précédent et la campagne elle-même ). Contrairement à l'avis du Bureau de vérification de la publicité (BVP), les Sages considèrent que ce spot de pub n'est pas un message à caractère politique et qu'il ne dénigre ni les laboratoires pharmaceutiques, ni la profession des pharmaciens.
Toujours en pointe pour faire pression sur les pouvoirs publics sur le thème du pouvoir d'achat, Michel-Édouard Leclerc remporte ici une victoire médiatique. Dans ce spot TV controversé, il demande que les médicaments non remboursés soient "vendus à prix Leclerc".
Voici le communiqué intrégral publié par le Conseil supérieur de l'audiovisuel :
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel ne s'oppose pas à la diffusion de la campagne publicitaire télévisée des centres E. Leclerc relative à la vente de médicaments non remboursables aux assurés sociaux.
Pour la première fois depuis l'ouverture de la publicité au secteur de la distribution, le Conseil était appelé à se prononcer sur une campagne d'une entreprise de ce secteur.
Après des entretiens avec le Bureau de vérification de la publicité, il a considéré que le spot ne présentait pas le caractère d'une publicité politique, interdite par la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, et que sa diffusion sur les antennes n'était pas contraire au décret du 27 mars 1992.
Par ailleurs, le Conseil a estimé que le message ne contenait pas d'élément susceptible de porter atteinte à l'image de l'industrie pharmaceutique ou de la profession de pharmacien.
