Leclerc condamné à retirer sa publicité sur les médicaments
Le tribunal de grande instance de Colmar a condamné lundi le groupe Leclerc à retirer sa campagne publicitaire sur la vente en grande surface de médicaments non remboursés. La justice a estimé qu'il s'agissait là d'une "pratique commerciale déloyale". Les syndicats de pharmaciens, qui avaient déjà lancé une contre-campagne, ont exprimé leur satisfaction.
A partir du 23 avril prochain, la campagne de Leclerc sur le prix des médicaments devra avoir disparu dans les journaux puis à la télévision et sur internet sous peine d'une astreinte de 20.000 euros par jour. Le tribunal de grande instance de Colmar a en effet interdit lundi cette publicité qui montrait notamment un collier de médicaments avec le slogan : "avec l'augmentation du prix des médicaments, soigner un rhume sera bientôt un luxe".
La justice a estimé que cette campagne qualifiée d' "agressive" relevait d'une "pratique commerciale déloyale" parce qu'elle "accuse indirectement les seules pharmacies d'officine d'être à l'origine de la baisse du pouvoir d'achat". Michel-Edouard Leclerc, le patron des magasins du même nom habitué de ce type de campagnes choc, avait affirmé qu'il pourrait vendre 25% moins cher que la moyenne si le gouvernement ouvrait ce marché à la grande distribution.
Les syndicats de pharmaciens qui avaient engagé la procédure ont fait part de leur satisfaction. Ils étaient d'ores et déjà passé à l'offensive en créant une contre-campagne dans des journaux avec le slogan adressé à Michel-Edouard Leclerc : "Avant de prétendre pouvoir baisser les prix des médicaments que vous n'avez pas, baissez déjà les prix des produits dont vous avez le quasi-monopole".
