Michel-Edouard Leclerc, patron de la chaîne d’hypermarchés du même nom, s’engage à vendre les médicaments à prescription facultative 25% moins chers par rapport à la moyenne en pharmacie, si le gouvernement ouvrait ce marché à la grande distribution.
Le gouvernement a annoncé en mars son intention d'autoriser au deuxième trimestre la vente en libre service dans les pharmacies de quelque 200 médicaments à prescription facultative, dont les prix seront librement fixés par les industriels, les pharmaciens et leurs grossistes.
Une autorisation qui fait espérer à la grande distribution de pouvoir un jour vendre des médicaments, Michel-Edouard Leclerc propose que les espaces "pharmacie" se situent justement dans ces parapharmacies. Le réseau Leclerc compte actuellement 110 parapharmacies attirant 6 millions de clients chaque année.
Leclerc, vend déjà des médicaments en Italie où le secteur a été libéralisé en 2006.
Deux parapharmacies "pilotes" ont été mises en place en région parisienne, avec des espaces dédiés aux médicaments, mais elles ne sont pas fonctionnelles pour l’instant.
Leclerc a toujours oeuvré pour l'ouverture de nouveaux marchés à la grande distribution, au nom du pouvoir d'achat du consommateur. L'enseigne a été le premier supermarché à vendre du carburant à la fin des années 1970, après avoir remis en cause le monopole des compagnies pétrolières.
Il s'est aussi lancé dans la parapharmacie à la fin des années 1980, après avoir également bataillé contre le monopole des pharmacies dans ce secteur.
L’enseigne lancera ce week-end, une campagne de publicité télévisuelle, pour "demander que les médicaments soient vendus à prix Leclerc". Une publicité qui a reçu un avis défavorable de Bureau de vérification de la publicité, mais, fait rarissime, TF1 et M6 ont décidé de la diffuser, a indiqué Leclerc.
