Qui sont les publicitaires ?
La publicité possède l’avantage de briller par l’extrême diversité de ses métiers : sous le même vocable, on trouve en effet des fonctions tout à fait différentes. D’autre part, sachez que beaucoup de métiers de la publicité sont réalisés en free-lance : roughman, maquettiste, éventuellement créatif, photographe de pub...
On peut être publicitaire et travailler dans des endroits complètement différents : chez un annonceur, dans une agence de publicité, dans une centrale d’achat, etc. Par ailleurs, on peut être publicitaire et occuper des fonctions très diverses : commerciales, créatives (concepteur-rédacteur, directeur artistique...), négociatrices (acheteur d’art, média planner, etc.).
Notez également qu’un vent de sagesse semble avoir soufflé sur les salaires. Si les progressions restent plus rapides que dans d’autres secteurs (par exemple, la banque ou la fonction publique), elles ne sont plus aussi fulgurantes et miraculeuses qu’avant.
Où travaillent-ils ?
Les publicitaires peuvent travailler dans une agence généraliste, dans une agence de marketing direct, dans une agence promo, une agence santé, une agence de marketing téléphonique ou dans proposant une tout autre forme de communication.
Cependant, les agences, qui sont les maîtres d’œuvre des campagnes, ne sont pas les seules à " faire de la publicité ". Plusieurs acteurs interviennent, à différents niveaux. Ainsi, des milliers de personnes travaillent pour des centrales d’achat d’espace, pour des régies de télévision, de presse, de radio ou de publicité extérieure, ou encore exercent leur activité dans le secteur de la distribution de prospectus.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier les équipes concernées par la communication qui travaillent directement chez l’un des 26 000 annonceurs investissant dans les grands médias (les 100 premiers d’entre eux représentant 43 % des investissements publicitaires).
Il est pourtant bon de savoir, à ce sujet, que les dépenses totales de communication des annonceurs étaient estimées à quasiment 30 milliards d’euros en 2003 et se répartissaient ainsi (en pourcentage des dépenses totales) :
- marketing direct : 32,44 % ;
- promotion : 15,97 % ;
- presse : 14,42 % ;
- télévision : 12,59 % ;
- publicité par l’événement : 7,08 % ;
- relations publiques : 5,58 % ;
- affichage : 4,63 % ;
- annuaires et guides : 3,41 % ;
- radio : 3,10 % ;
- Internet : 0,44 % ;
- cinéma : 0,34.
Il faut donc noter une certaine désaffection des publicitaires pour la radio, même si 98 % des foyers sont équipés d’un poste, et si 80 % des Français avouent l’allumer quotidiennement. Ce phénomène peut, en partie, s’expliquer par le fait que la publicité radiophonique est figée, statique, et qu’elle ne montre pas le produit en situation. Le message est livré à l’état brut, il ne s’accompagne pas d’images, contrairement à ceux que l’on passe dans la presse et à la télévision. D’autre part, à en croire certains, les spots radio ne font pas preuve d’une imagination débordante... Si l’on se rappelle parfaitement certaines publicités papier ou télévisuelles, qui pourrait, en effet, citer spontanément une publicité radiophonique ?
Après l’explosion des radios libres dans les années 80, le paysage radiophonique commence à peine à atteindre sa maturité. Il s’est en quelque sorte structuré. Pour relancer le marché, un prix a même été créé pour récompenser les meilleures publicités radiophoniques.
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