Les autorités tchèques ont procédé à la fermeture d'un serveur à Prague, mercredi 23 avril, nous apprend un communiqué officiel de l'Ifpi, l'organisation chargée de veiller au niveau mondial aux intérêts de l'industrie du disque.
La police qui ferme un serveur stockant illégalement des contenus piratés pour les diffuser sur Internet, rien de vraiment exceptionnel.
Sauf que là, c'est du lourd. Au sens propre : le contenu du serveur « pesait » 4 téraoctets en films, fichiers musicaux, jeux vidéo et logiciels. Soit 4 millions de mégaoctets ou encore 4 000 gigaoctets. Sachant qu'un DVD représente un peu moins de 5 Go, un long métrage encodé en Divx près de 700 Mo, faites le calcul...
Ce serveur est donc l'un des plus gros que l'industrie du disque ait jamais réussi à faire fermer. Il était hébergé au sein de l'Académie des sciences de la République tchèque, mais était utilisé par des groupes privés. Il servait notamment à faire circuler des fichiers d'oeuvres qui n'étaient même pas encore sorties commercialement.
